Webzine Le Net Blues
-- Jean-Guy Pouliot
jeanguypouliot@hotmail.com
---------------------------------------------------------------------------Marie-Mai
-----------------------------------------------Festival international des Montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu
 
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www.mariemai.mu
C’est aux Francos de 2005 que j’ai fais connaissance avec le premier spectacle solo de MARIE-MAI, au sortir de la cuvée initiale de Star Académie (Québec). Puis, cette année, je l’ai revu à la Saint-Jean, dans son village natal de Varennes (Québec). J’étais donc mûr, en principe, pour vous parler de mon nouveau coup de cœur mais une irrésistible envie de la voir et de l’entendre à nouveau me transporta d’abord, ce lundi 13 Août,  jusqu’au FESTIVAL INTERNATIONAL DES MONTGOLFIÈRES DE SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU. 

Je connaissais déjà, après nos deux premiers rendez-vous, l’essentiel de son spectacle, Inoxydable, fidèle à son premier album du même nom. Un rock endiablé, oscillant vers le punk ou le métal, avec des textes, dont plusieurs écrits par la chanteuse, qui parlent des petits et grands malheurs et des préoccupations des filles de son âge. Cette fois, j’y ai découvert, toutes les composantes d’une performance de calibre international. Mise en scène soignée, à laquelle tout le monde participe, éclairages agressifs remplis de la musicalité propre à chaque chanson avec toutes les nuances qui s’imposent, et, surtout, bien sûr, le talent, la beauté et le charme de l’artiste qui s’exprime dans chaque mot et chaque note, dès l’ouverture avec Tous les chemins, jusqu’à l’ultime Il faut que tu t’en ailles, en passant par la plupart des chansons de son album, avec en primeur, Qui prendra ma place, extrait, déjà en clip et sur les radios, de son second album, Dangereuse attraction, lancé en fin août.


 
- MARIE-MAI allait-elle, ce soir-là, surprendre son public, lui qui connaît ses chansons par cœur pour avoir, tout de même, acheté son album à plus de 85,000 reprises ? La suite est encore difficile à croire si on ne l’a pas entendu de ses propres oreilles. Dans un étourdissant medley d’une quinzaine de minutes, elle aligna ce qu’elle décrit comme étant ses coups de cœur personnels, parfois seulement quelques lignes de chacun. Je fais l’exercice, de mémoire (avec marge d’erreur): Zombie (CRANBERRIES),  Smells like teen spirit (NIRVANA), Karma Kameleon (CULTURE CLUB),  Sk8er boy (AVRIL LAVIGNE), Darling (ROCH VOISINE), Dors Caroline (JOHANNE BLOUIN),  Sweet child of mine (GUNS N’ROSES), I love rock and roll  (JOAN JETT) et j’en oublie sans doute un ou deux. Un peu plus tard, elle nous présente un montage personnalisé de chansons des COLOCS et un surprenant American idiot (GREEN DAY), puis, les musiciens nous font un très (trop) court extrait de Enter Sandman (METALLICA) pendant que la chanteuse s’éloigne quelques instants. 

Un mot maintenant sur celui qui s’impose, de plus en plus, parmi nos grands arrangeurs musicaux.  FRED ST-GELAIS n’en est pas à ses premières armes dans le domaine. Il avait d’abord réalisé le premier album d’ANDRÉE WATTERS dans lequel on retrouve beaucoup de sa personnalité. Il aura ensuite transporté son style jusque vers cet Inoxydable, dans lequel on retrouve des arrangements imaginatifs et audacieux. Les chansons Il faut que tu t’en ailles, Tu t’en fous, Tous les chemins, Encore une nuit et Inoxydable en sont d’excellents exemples, magnifiquement appuyés d’éclairages de fort calibre, mais c’est dans Rien, à mon avis, que s’exprime le mieux sa créativité toute en nuances, en effets bien sentis, et en silences combien expressifs. Également, comment ne pas remarquer cette étroite complicité avec la chanteuse, ce qui n’est pas sans rappeler les beaux jours de JEAN MILLAIRE et MARJO.

Enfin, en cette belle soirée de mi-août, à Saint-Jean-sur-Richelieu, l’émotion était à son comble, tant sur scène que dans l’auditoire. MARIE-MAI y terminait un long périple, pour cette tournée Inoxydable, qui aura duré près de trois ans. Que lui manque-t-il maintenant pour accéder à une carrière internationale ? A mon avis, tous les éléments sont déjà en place. Aperçu furtivement dans les coulisses, après le spectacle, un Pierre Karl Péladeau manifestement ravi. Avec des appuis semblables… 

Jean-Guy Pouliot  


 
 

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